
Breathwork à Draguignan : respirer autrement pour s'apaiser

Cécile Calichon
Psychopraticienne & Coach · Draguignan
Quand le souffle se raccourcit et que tout s'accélère
Vous sentez la poitrine se serrer avant une réunion ou au moment de vous coucher. Votre respiration devient haute, rapide, presque invisible, et elle semble entraîner tout le reste : les pensées qui tournent, les épaules qui remontent, le ventre noué.
Beaucoup de personnes que je reçois à Draguignan me disent : « Je ne sais même pas comment je respire. » Rien d'anormal à cela. La respiration est l'un des rares gestes du corps à la fois automatique et modifiable volontairement, ce qui en fait une porte d'entrée intéressante.
Ce que l'on observe
Le souffle s'adapte à nos états. Sous tension, il a tendance à s'accélérer et à se loger dans le haut du thorax. Quand on se sent en sécurité, il devient souvent plus ample et plus lent.
Des travaux portant sur les respirations lentes décrivent, chez certaines personnes, une sensation de tension qui diminue et un rythme cardiaque plus régulier. Les mécanismes exacts font encore l'objet de recherches, et les effets varient d'une personne à l'autre.
Qu'est-ce que le breathwork ?
Le breathwork regroupe des pratiques où l'on porte une attention guidée à son souffle : le rythme, la durée de l'expiration, la zone du corps qui bouge. Certaines sont très douces, d'autres plus intenses.
Il ne s'agit pas de « bien respirer », mais de remarquer comment vous respirez, puis d'expérimenter avec curiosité.
En séance, j'observe avec vous vos habitudes : respiration bloquée, souffle retenu quand vous parlez d'un sujet sensible, expiration écourtée. Ces repères peuvent contribuer à mieux comprendre ce que votre corps exprime, à votre rythme.
Deux exercices de breathwork à essayer dès aujourd'hui
Voici deux pratiques douces que certaines personnes trouvent utiles pour retrouver un peu de calme. Elles ne remplacent pas un accompagnement et n'ont pas vocation à traiter quoi que ce soit.
Exercice 1 : l'expiration allongée (3 minutes)
- Asseyez-vous le dos soutenu, les pieds bien posés au sol. Posez une main sur le ventre.
- Inspirez par le nez pendant 4 secondes, en laissant le ventre se gonfler doucement.
- Expirez lentement, bouche entrouverte ou par le nez, pendant 6 secondes.
- Répétez ce cycle environ 18 fois, soit 3 minutes.
- Terminez en respirant normalement 30 secondes, en observant ce qui a changé ou non.
Exercice 2 : le soupir lent (1 minute)
- Inspirez par le nez en deux temps : une grande inspiration, puis une petite pour compléter.
- Expirez longuement par la bouche, comme si vous souffliez sur une bougie, sur 8 secondes environ.
- Recommencez 3 à 5 fois, avec une pause naturelle entre chaque.
Quelques précautions
- Le confort prime : si vous ressentez vertiges, picotements ou malaise, revenez à une respiration naturelle.
- Ne forcez jamais, ni sur la durée ni sur l'amplitude.
- Les pratiques de breathwork intenses (hyperventilation, rétentions longues) ne conviennent pas à tout le monde. En cas de problème cardiaque, d'asthme, de grossesse ou d'épilepsie, demandez d'abord l'avis de votre médecin.
Notez simplement après chaque essai ce que vous avez remarqué : une détente dans les mâchoires, une agitation qui persiste, une émotion qui surgit. Tout cela est une information, jamais un échec.
Quand consulter ?
Respirer autrement peut aider, mais il arrive que le souffle ne suffise pas, ou que les exercices fassent émerger des choses que l'on préfère ne pas traverser seul.
Il peut être pertinent de consulter si :
- vous vous reconnaissez dans un souffle court ou bloqué qui revient régulièrement, sans cause que vous identifiez ;
- votre anxiété s'invite dans votre sommeil, votre travail ou vos relations ;
- vous avez essayé des exercices seul, mais ils vous agitent plus qu'ils ne vous apaisent ;
- vous ressentez une tension permanente dans le corps, comme si vous étiez toujours en alerte.
À mon cabinet de Draguignan, je vous accueille sans jugement. Nous prenons le temps de comprendre votre histoire, d'explorer votre manière de respirer et de choisir ensemble des pratiques adaptées à votre sensibilité, avec progressivité.
Si vous éprouvez des symptômes physiques inhabituels (douleur thoracique, essoufflement important, malaises), il est recommandé de consulter d'abord un médecin. Mon accompagnement s'inscrit en complément d'un suivi médical, jamais à sa place.
Vous n'avez pas besoin d'attendre que ce soit insupportable pour demander de l'aide. Un premier échange suffit souvent pour se sentir moins seul face à ce que l'on vit.


