
Syndrome de l'imposteur à Draguignan : méritez-vous votre place ?

Cécile Calichon
Psychopraticienne & Coach · Draguignan
Réussir, et pourtant se sentir illégitime
Vous avez obtenu ce poste, ce diplôme, cette promotion ou ce premier client important. Autour de vous, on vous félicite. Et pourtant, une petite voix intérieure murmure : « J'ai eu de la chance », « Un jour, ils vont s'en apercevoir ».
Si cela vous parle, sachez que vous n'êtes pas la seule personne à vivre cela. Ce vécu est fréquent, et souvent très silencieux.
Ce que l'on appelle « syndrome de l'imposteur »
L'expression désigne un vécu intérieur : le sentiment de ne pas mériter sa place malgré des éléments concrets qui montrent le contraire. Ce n'est pas un diagnostic médical, mais une manière de nommer une expérience que de nombreuses personnes décrivent.
Les signes que l'on retrouve souvent
- Attribuer ses réussites à l'extérieur : chance, bon timing, aide des autres.
- Minimiser les compliments : « Ce n'était rien », « N'importe qui l'aurait fait ».
- Se surpréparer pour éviter d'être « démasqué ».
- Se comparer sans cesse à des personnes qui semblent plus à l'aise.
- Repousser des opportunités par crainte de ne pas être à la hauteur.
Pourquoi ce ressenti s'installe-t-il ?
Il n'existe pas de cause unique clairement établie. Certaines personnes le relient à un environnement très exigeant, à des comparaisons précoces, à un changement de milieu ou à une reconversion. D'autres le voient surgir à l'occasion d'une nouvelle étape.
Ce qui est souvent observé, c'est un cercle : l'inquiétude pousse à trop en faire, la réussite est attribuée à l'effort excessif plutôt qu'aux compétences, et le doute demeure.
À Draguignan comme ailleurs, ce ressenti peut toucher des salariés, des indépendants, des soignants, des enseignants ou des entrepreneurs. Dans une ville où l'on se connaît, il est parfois encore plus difficile d'oser en parler.
Retrouver une perception plus juste de soi
Il ne s'agit pas de se persuader que l'on est « formidable », mais de regarder ses réalisations avec plus de justesse. Voici deux exercices simples que certaines personnes trouvent utiles.
Exercice 1 : le journal des faits (5 minutes par soir)
- Installez-vous au calme avec un carnet et un stylo.
- Notez 3 situations de la journée où vous avez accompli quelque chose, même modeste.
- Pour chacune, écrivez une phrase qui commence par un verbe d'action : « J'ai préparé… », « J'ai répondu à… », « J'ai décidé de… ».
- Ajoutez ce qui dépendait de vous dans cette réussite (une compétence, une décision, un effort).
- Relisez à voix haute, lentement, sans ajouter de « mais ».
Essayez pendant 7 soirs consécutifs, puis relisez l'ensemble. Cela peut contribuer à repérer vos propres automatismes de minimisation.
Exercice 2 : apaiser le corps avant une situation redoutée
- Asseyez-vous, les pieds bien posés au sol.
- Inspirez par le nez pendant 4 secondes.
- Expirez doucement par la bouche pendant 6 secondes.
- Répétez 5 cycles, en portant l'attention sur le contact de vos pieds avec le sol.
Cette respiration lente peut aider certaines personnes à ressentir un peu plus de calme avant une réunion ou une prise de parole.
Le doute n'est pas la preuve que vous n'avez pas votre place. C'est parfois le signe que cette place compte pour vous.
Ce que peut apporter un accompagnement
En tant que psychopraticienne et coach, je propose un espace d'écoute sans jugement. Nous pouvons explorer à votre rythme d'où vient cette voix intérieure, repérer les situations qui la réveillent et mettre des mots sur ce que vous ressentez.
Ce travail peut contribuer à retrouver une perception plus nuancée de vous-même. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un professionnel de santé si vous en ressentez le besoin.
Quand consulter ?
Il peut être utile de vous faire accompagner si l'un de ces constats vous parle :
- Vous refusez des opportunités alors que vous avez envie de les saisir.
- Vous passez des heures à vérifier ou refaire un travail déjà solide.
- Chaque réussite est suivie d'une angoisse d'être découvert, sans réel soulagement.
- Vous êtes épuisé par la pression que vous vous imposez, ou votre sommeil en pâtit.
- Vous n'osez en parler à personne de votre entourage.
Si vous vous reconnaissez dans ces situations, je vous accueille à Draguignan pour un premier échange, sans engagement. Et si vous ressentez une détresse importante, un épuisement marqué ou des idées sombres, il est recommandé de consulter rapidement un médecin ou un professionnel de santé qualifié.



