
Syndrome de l'imposteur à Draguignan : pourquoi vous ne vous sentez pas légitime

Cécile Calichon
Psychopraticienne & Coach · Draguignan
Ce sentiment étrange d'être « moins que »
Vous venez d'obtenir une promotion, de terminer un projet, ou de recevoir un compliment sincère. Et pourtant, au lieu de savourer ce moment, une pensée surgit : « Ils vont finir par se rendre compte. »
Ce sentiment — discret mais persistant — porte un nom : le syndrome de l'imposteur. Il ne concerne pas les personnes qui manquent de compétences. Au contraire, il touche souvent celles qui réussissent objectivement, mais qui peinent à intérioriser leurs propres réussites.
Ce que vous pouvez ressentir au quotidien
- Une difficulté à accepter les compliments sans les minimiser
- La conviction que votre succès est dû à la chance, au hasard, ou à une erreur des autres
- Une peur sourde d'être « démasqué·e » un jour
- Un perfectionnisme épuisant, comme pour compenser une supposée incompétence
- La comparaison constante avec les autres, toujours à votre désavantage
Ce n'est pas de la fausse modestie. C'est une expérience intérieure réelle, qui peut peser lourd dans la vie professionnelle et personnelle.
« Je travaille deux fois plus que les autres, et pourtant je me sens toujours en retard sur ce que je devrais être. »
Si cette phrase vous parle, vous n'êtes pas seul·e. Ces ressentis sont partagés par de nombreuses personnes à Draguignan et partout ailleurs — et ils méritent d'être pris au sérieux.
D'où viennent ces mécanismes intérieurs ?
Le syndrome de l'imposteur ne surgit pas de nulle part. Il s'ancre souvent dans des schémas construits bien avant la vie adulte : des messages reçus dans l'enfance sur ce que signifie « mériter », des environnements où l'erreur était mal tolérée, ou encore des comparaisons répétées avec des frères, sœurs, camarades.
Ces expériences laissent des traces. Elles peuvent façonner une croyance profonde : « Je ne suis pas vraiment à la hauteur. » Et cette croyance, une fois installée, filtre la réalité — elle retient les preuves qui la confirment, et efface celles qui la contredisent.
Quelques schémas fréquemment observés
- La sur-préparation compulsive : se préparer à l'excès pour éviter d'être pris en défaut
- La procrastination paradoxale : repousser pour ne pas risquer l'échec — et donc la « preuve » de son incompétence
- L'attribution externe des succès : « J'ai eu de la chance » plutôt que « J'ai bien travaillé »
- L'attribution interne des échecs : « C'est de ma faute » dès que quelque chose ne va pas
Ces mécanismes sont automatiques : ils s'activent sans qu'on les choisisse. Ce n'est pas un défaut de caractère — c'est un fonctionnement appris, qui peut évoluer.
Un exercice pour observer votre dialogue intérieur
La prochaine fois qu'on vous fait un compliment, essayez ceci :
- Respirez lentement pendant 4 secondes
- Notez mentalement la première pensée qui surgit (« Oui mais… », « C'est rien… »)
- Posez-vous cette question : Si c'était un ami qui avait fait la même chose, que lui dirais-je ?
- Restez avec cette réponse pendant 10 secondes, sans la chasser
Cet exercice ne « règle » rien immédiatement — mais il crée un espace d'observation entre le réflexe et la croyance. C'est souvent là que commence le changement.
Quand consulter pour renouer avec une image juste de soi ?
Il n'est pas toujours facile de savoir à quel moment un accompagnement peut être utile. Voici quelques signaux qui méritent attention :
- Le sentiment d'illégitimité freine vos décisions : vous refusez des opportunités par peur d'être exposé·e
- Vous ressentez une fatigue chronique liée à l'effort constant de « prouver » votre valeur
- Vos relations professionnelles ou personnelles sont teintées de méfiance envers vous-même
- Vous avez l'impression que ce sentiment dure depuis longtemps, malgré vos succès
Dans ma pratique à Draguignan, j'accompagne des personnes qui traversent exactement ces situations. Ensemble, nous explorons les croyances qui se sont construites, les expériences qui les ont nourries, et les ressources que vous portez déjà en vous — même si elles sont difficiles à voir pour l'instant.
L'objectif n'est pas de vous transformer, ni de vous convaincre que tout va bien. C'est de vous aider à percevoir votre réalité avec plus de justesse : ni trop sévère, ni dans le déni.
Un accompagnement thérapeutique peut contribuer à remettre en question des schémas anciens, à votre rythme, dans un espace sécurisé.
Si vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire, je vous invite à me contacter. Un premier échange suffit parfois à sentir si l'accompagnement peut vous convenir.


